Société / Éducation
Jeunesse sous contrainte législative : vers un paternalisme pragmatique ?
©Isidore Decamon/unsplash
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Cet article est issu du numéro 202 de Philosophie magazine « Comment trouver les mots justes ? », en kiosque le 20 août 2026. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
Couvre-feu numérique pour les mineurs, interdiction de vendre du tabac aux individus nés après 2009… L’heure est à la régulation des comportements des jeunes. Pour leur bien et/ou un pur impératif budgétaire ?
Après l’annonce de l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 16 ans – qui doit entrer en vigueur en 2027 –, le gouvernement britannique a désormais l’intention de mettre en place un couvre-feu numérique pour les mineurs de 16-17 ans. Concrètement, les plateformes digitales seront contraintes d’installer des réglages par défaut empêchant les jeunes d’accéder à Instagram ou à TikTok entre minuit et 6 heures du matin. Les jeunes « doivent encore être protégés des fonctionnalités en ligne les plus addictives, qui peuvent avoir un impact néfaste sur leur bien-être », a affirmé l’ancienne secrétaire d’État à la Science, à l’Innovation et à la Technologie Liz Kendall, pour justifier une mesure à ses yeux « cruciale ». Le Royaume-Uni n’est pas le premier pays à adopter de telles mesures. L’Australie a ouvert la voie en décembre dernier ; en France, une loi interdisant les réseaux sociaux aux moins de 15 ans a été votée le 21 juillet, tandis que nombre d’autres pays envisagent de leur emboîter le pas.