Questionnaire de Socrate
Juliette Armanet. Fleur d’artifice
Juliette Armanet. ©studioletiquette/Universal Music france
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Cet article est issu du numéro 157 de Philosophie magazine « Comment la droite s’est emparée des esprits », en kiosque le 17 février 2022. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
Son mot favori est pour l’heure « coquelicot ». Sans doute parce qu’il est au cœur du « Dernier Jour du disco », flamboyant single de son nouvel album Brûler le feu (Romance Musique/Universal Music Group). Elle y chante un coquelicot aux airs de cocorico non dénué de fondement pour cette habile chanteuse qui fait sonner notre langue. « En ce moment, dit-elle, le besoin de corps est très fort, le besoin d’abandon aussi... » Au stade critique et épineux du toujours difficile deuxième album, surtout lorsque le premier a été couronné de succès, elle renoue avec le public pour une tournée aux quatre coins de la France.
Quels sont les penseurs qui vous accompagnent ?
Montaigne. Sa devise « tout homme porte en lui l’humaine condition » m’est chère. Elle permet l’espoir du geste autobiographique : parler aussi des autres.
La question qui vous tourmente ?
Quand peut-on se dire droit dans les yeux : « Là, je suis heureuse » et le rester ?
La question que vous aimez poser aux gens ?
Où ils en sont avec l’amour ? Ça ouvre sur leur rapport au monde et une intimité qu’aucun autre sujet n’autorise.