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La médecine est-elle un service public comme un autre ?

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La médecine est-elle un service public comme un autre ?

©Kévin Guyot/Ouest-France/Maxppp

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Cet article est issu du numéro 190 de Philosophie magazine « Comment se changer les idées ? », en kiosque le 28 mai 2025. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Alors que les parlementaires débattent de l’opportunité de réguler l’installation des médecins pour lutter contre les déserts médicaux en France, des voix contradictoires s’opposent à de nouvelles contraintes jugées pernicieuses. Profession libérale et service public s’opposent-ils ?

 

« Lutter contre les déserts médicaux » : voici l’objet de la proposition de loi débattue au Parlement, qui vise à réguler l’installation des médecins. Elle a été adoptée le 8 mai à l’Assemblée nationale, contre l’avis du gouvernement, avant d’être examinée au Sénat. Le député socialiste Guillaume Garot, qui en est le rapporteur, se félicitait de remettre ainsi « un peu de République dans notre organisation collective […] parce que notre santé ne peut pas dépendre de notre code postal ». Selon le ministère de la Santé, la désertification médicale toucherait en effet près de 9 millions de Français. Cette proposition de loi prévoit donc que les médecins sollicitent une autorisation auprès des agences régionales de santé avant de s’installer, lesquelles donneront leur accord en fonction d’un « indicateur territorial de l’offre de soins », évaluant le « temps médical disponible par patient ainsi que la situation démographique, sanitaire et socio-économique du territoire ». Le texte prévoit également le rétablissement de l’obligation de permanence des soins pour les médecins de ville – sa suppression en 2003 aurait aggravé l’engorgement des services d’urgence des hôpitaux.

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