La petite question

La pénurie, un manque qui fait du bien ?

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La pénurie, un manque qui fait du bien ?

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Y aura-t-il des cadeaux à Noël ? La question se pose depuis quelques semaines, alors que des pénuries affectent notamment la production des jouets, des smartphones, du papier ou encore de l’automobile. Premier réflexe quand il y a une pénurie ? Produire plus, pour acheter plus. C’est une réaction assez naturelle si l’on revient aux origines mythiques de cette notion.

Dans Le Banquet, Platon explique en effet que la pénurie, qui est aussi la pauvreté (Pénia, Πενία), est la mère du désir : elle nous pousse donc à consommer avec toujours plus d’avidité… ce qui augmente la pénurie ! Comment mettre fin à ce cercle vicieux ? Peut-être en envisageant la pénurie non plus comme un problème à résoudre, mais comme une limite à respecter, et une opportunité pour repenser nos modèles économiques fondés sur l’opulence et la surconsommation. À bien lire le mythe de Platon, c’est un renversement difficile. Mais pas totalement impossible !

La pénurie, fléau ou bénédiction ? Écoutons Platon…