Exploration(s)

La vie sur Vénus… et l’attache de l’homme à la Terre

Temps de lecture : 1 min

Vue du volcan Maat Mons sur Vénus.

Vue du volcan Maat Mons sur Vénus. © Nasa

Lundi 14 septembre dernier, une équipe anglo-américaine a annoncé dans la revue Nature Astronomy avoir observé des traces de phosphine (PH3) dans les nuages de Vénus. De telles traces pourraient résulter de processus géologiques ou chimiques non-biologiques comme c’est le cas dans l’atmosphère de Jupiter. Mais la quantité détectée est trop importante pour être attribuée à cet unique processus. Or sur Terre, ce genre de gaz (très toxique, il a été employé en tant qu’arme chimique et pesticide) peut être produit par certaines bactéries anaérobies, c’est-à-dire qui évoluent en milieu privé d’oxygène. D’où la question qui agite le monde de l’astronomie : s’agit-il d’une biosignature ? Y-a-t-il une vie micro-organique sur Vénus ? Derrière cette interrogation, il y a l’espoir, toujours déçu mais jamais abandonné, de découvrir de la vie ailleurs. L’occasion pour nous de revenir avec le philosophe de l’écologie John Baird Callicott sur les questions philosophiques que posent l’exploration spatiale et le rapport que l’homme entretient à sa propre planète.

L’appel du philosophe J. B. Callicott à garder les pieds sur Terre
Les concepts liés à cet article

CosmosMatièreMonde