Technologie
Le “permacomputing” : vers la décroissance numérique ?
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Ce terme barbare mêlant la permaculture et les technologies numériques sauvera-t-il l’informatique, dont l’action néfaste sur l’environnement est de plus évidente ? Le « permacomputing » regroupe diverses initiatives visant à redonner du pouvoir aux utilisateurs face aux géants de l’informatique. Une utopie ?
Pour une informatique respectueuse de l’environnement
Vous avez bien lu : le permacomputing ambitionne de régénérer les technologies grâce à la permaculture. Le terme est apparu autour de 2020, forgé par le développeur finlandais Ville-Matias Heikkilä. Ce que l’on pourrait traduire par perminformatique répond à ses yeux à un enjeu clair : « Comment donner aux ordinateurs une place significative et durable dans une civilisation humaine qui a une place significative et durable dans la biosphère planétaire ? » En lieu et place d’un grand récit qui pousse l’informatique mainstream vers toujours davantage de puissance et de vitesse, générant au passage une « explosion du gaspillage » et une « augmentation critique de la consommation d’énergie artificielle », la perminformatique doit substituer l’idée d’une informatique « durable » et « soutenable ». Il faut, affirme Marloes de Valk, une autre figure du mouvement, « créer des contre-narratifs forts » – des récits de décroissance numérique.