L'exemple

Ludwig Wittgenstein et le bras qui se lève

Temps de lecture : 3 min

Cet article est réservé aux abonnés.

Cet article est issu du numéro 19 de Philosophie magazine « 19 - mai 2008 », en kiosque le 24 avril 2008. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Le penseur autrichien n’établit pas, comme Descartes, de lien évident entre la volonté et l’action. Son analyse se concentre sur le comportement et son contexte.

Scènes ordinaires d’une salle de classe. Le professeur fait l’appel et les élèves signalent leur présence en levant le bras. Puis, le professeur pose une question et les élèves qui croient connaître la réponse se manifestent par le même geste. Ce comportement a-t-il été voulu consciemment par les élèves ? Avec cet exemple, c’est la problématique de l’action et de son rapport à la volonté qui est posée. Doit-on présupposer, derrière chaque action, un acte de la volonté du sujet ? Selon un modèle philosophique classique, présent notamment chez Descartes, l’événement physique est causé par un événement mental qui correspond à la mise en œuvre de la volonté : si mon bras se lève, c’est parce que je veux qu’il se lève. Le corps obéit à un acte subjectif qui relève de l’âme, en l’occurrence une volonté ou ce que la tradition appelle une volition.

Cet article est réservé aux abonnés