Psychologie

“Mais tu es folle, ma pauvre fille !” : l’effet “gaslighting”

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“Hantise” (“Gaslight”), 1944, de George Cukor, avec Charles Boyer et Ingrid Bergman

“Hantise” (“Gaslight”), 1944, de George Cukor, avec Charles Boyer et Ingrid Bergman. © Archives du 7ème Art/Photo12 via AFP

« Vous avez toute votre tête, mais il s’ingénie systématiquement à vous la faire perdre. » C’est en ces termes que l’inspecteur du film Gaslight (Hantise en VF) réalisé par George Cukor décrit le comportement d’un manipulateur, détruisant à petit feu l’esprit de sa femme. Sa technique ? La faire passer pour folle. Ce thriller réalisé en 1944 a donné son nom à une pratique de manipulation : le « gaslighting », qui consiste à détruire la perception de la réalité d’autrui, afin qu’il en vienne à douter de sa propre santé mentale. L’expression s’est étendue à d’autres techniques courantes, comme traiter quelqu’un (le plus souvent une femme, il est vrai) « d’hystérique », afin de décrédibiliser sa parole.

Si cette pratique fonctionne encore, c’est qu’elle est d’une efficacité redoutable. Mais pourquoi la folie reste-t-elle l’une des pires accusations qui soient ? L’éclairage de Michel Foucault.

Ne perdons pas la tête, avec Michel Foucault et son “Histoire de la folie”