Maurice Merleau-Ponty commenté par Siri Hustvedt

Temps de lecture : 2 min

Cet article est réservé aux abonnés.

Cet article est issu du numéro 134 de Philosophie magazine « Pourquoi sommes-nous si fatigués ? », en kiosque le 24 octobre 2019. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

L’extrait de Maurice Merleau-Ponty

« Entre ma conscience et mon corps tel que je le vis, entre ce corps phénoménal et celui d’autrui tel que je le vois du dehors, il existe une relation interne qui fait apparaître autrui comme l’achèvement du système. L’évidence d’autrui est possible parce que je ne suis pas transparent pour moi-même et que ma subjectivité traîne après elle son corps. […] il nous faut apprendre à retrouver la communication des consciences dans un même monde. En réalité, autrui n’est pas enclos dans ma perspective sur le monde parce que cette perspective elle-même n’a pas de limites définies, qu’elle glisse spontanément dans celle d’autrui et qu’elles sont ensemble recueillies dans un seul monde auquel nous participons tous comme sujets anonymes de la perception. »

Cet article est réservé aux abonnés
Les concepts liés à cet article

Dualisme FacultéIllusionVie