Mythe

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Cet article est issu du numéro 79 de Philosophie magazine « 79 - mai 2014 », en kiosque le 24 avril 2014. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Notions associées Déclin / nihilisme / régénération / tradition / archaïsme / paganisme / complot / négationnisme / Homme nouveau

Éléments de langage

Reich millénaire ou Rome impériale / gloire des ancêtres / révolte contre le monde moderne / croisade contre l’envahisseur / dénoncer le Système / combattre l’Empire

 

À quoi cela s’oppose ?

Une approche scientifique de la nature puis de l’histoire a émergé au XVIIe siècle. En réaction, à la suite de Nietzsche et de son Surhomme, certains penseurs ont résolu de réhabiliter le mythe. Il ne faut pas les confondre, cependant, avec des conservateurs ou des réactionnaires. Ils se veulent, eux, révolutionnaires en réinventant une mythologie plus archaïque que le passé réel.

 

Penseurs clés

Une vision de l’histoire très éloignée de l’objectivité scientifique a donné naissance au début du XXe siècle au mythe du déclin. Certains ont cessé de croire en un progrès ininterrompu et se sont tournés vers une conception cyclique du devenir des civilisations. Oswald Spengler, auteur du Déclin de l’Occident (1918-1922), a inspiré ceux qui, à l’issue de la Première Guerre mondiale, ont cru à la fin d’un monde. L’idée d’une catastrophe purificatrice, donc d’un mythe de la renaissance, hante les esprits. Plusieurs écrivains, Louis-Ferdinand Céline ou Emil Cioran, manifestent un nihilisme qui considère l’histoire comme un champ investi par les forces du déclin et de la violence.

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