Entre les lignes

Nicolas Sarkozy : « Je sais ce que mon cœur me dit de faire, mais je sais aussi ce que ma raison m’impose. »

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Cet article est issu du numéro 3 de Philosophie magazine « 3 - août/sept. 2006 », en kiosque le 27 juillet 2006. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Aux cadres de l’UMP, à propos de l’affaire Clearstream, 13 mai 2006.

« Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point », écrit Pascal dans une célèbre pensée. « J’voudrais bien, mais j’peux point », chante Annie Cordy, la bonne du curé. La dialectique du cœur et de la raison est à peu près aussi ancienne que la philosophie. Elle en est même le fondement si, par élans du cœur, il faut entendre les illusions de nos sens et, par raison, l’usage de notre faculté de juger du point de vue de l’universel. Sous Socrate perce déjà Sarkozy. Ce qui est remarquable dans sa confession publique, sans doute le plus inattendu des responsables politiques dans ce rôle d’apologiste de la continence, c’est qu’elle constitue le symbole de la posture de l’homme d’État à la française.

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