Loi contre l’IVG en Pologne

Pologne : “La minorité ultra-conservatrice ne pourra pas s’opposer longtemps aux aspirations de la nouvelle génération”

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Cracovie (Pologne), le 26 janvier 2022. Des manifestantes brandissent un portrait d’Agnieszka T., décédée suite à l’application de la loi polonaise de 2021 qui réduit drastiquement les possibilités d’avortement

Cracovie (Pologne), le 26 janvier 2022. Des manifestantes brandissent un portrait d’Agnieszka T., décédée suite à l’application de la loi polonaise de 2021 qui réduit drastiquement les possibilités d’avortement. © Beata Zawrzel/NurPhoto/AFP

La Pologne vient de connaître une vague d’émois. Mardi 25 janvier, une femme de 37 ans, Agnieszka T., est morte à cause de la législation du pays qui interdit l’avortement dans tout autre cas que le viol, l’inceste ou un danger de mort imminent pour la femme enceinte. Déjà mère de trois enfants, Agnieszka attendait des jumeaux. L’un d’eux est décédé dans son ventre fin décembre, et les médecins ont refusé d’extraire le fœtus, craignant de porter atteinte à la vie de l’autre jumeau et de se mettre hors-la-loi. Résultat, au terme de terribles douleurs abdominales, Agnieszka semble être morte de septicémie.

La famille d’Agnieszka soutient que cette mort est « la preuve que le gouvernement actuel a du sang sur les mains » et des manifestations de soutien ont eu lieu à Varsovie. Depuis un an, l’enjeu de l’avortement est au cœur de vives tensions entre le gouvernement populiste, l’Église et la société civile polonaise : le sociologue polonais Jan Sowa les décode pour nous.

Pologne : “La loi anti-IVG n’est pas du tout soutenue par la population”
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