Pourquoi aimons-nous ramasser des coquillages ?

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Cet article est issu du numéro 141 de Philosophie magazine « Le bonheur est dans le près », en kiosque le 17 juillet 2020. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Qu’est-ce qui séduit tant dans l’enveloppe de ces mollusques abandonnée par l’océan ? Les philosophes chaussent leurs bottes en caoutchouc pour vous répondre.

Par curiosité scientifique

Aristote (384 av. J.-C.-322 av. J.-C.)

Le coquillage trouvé sur la plage est un animal échoué, facile à saisir, comme offert par la nature. Il est une invitation à l’étude. Rien d’étonnant donc à ce que, sur l’île grecque de Lesbos où il vécut trois ans, Aristote, fondateur de la biologie, ait passé beaucoup de temps à observer certains d’entre eux, comme l’huître ou le peigne. Il décrit leur mode de vie dans son Histoire des animaux. Ramasser des biominéraux, c’est chercher à voir dans ces « animaux à peau recouverte de coquille » une transition étonnante qui assure à l’échelle des êtres sa continuité.

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