Famille
Réforme de l’adoption : vers un assouplissement ?
En image : Julien, qui a adopté Anatole (28 mois sur la photo), attend de pouvoir se marier avec Mathieu, pour que ce dernier puisse à son tour adopter l’enfant. © PhotoPQR/Le Parisien/Frédéric Dugit/MaxPPP
Les couples non mariés pourront désormais adopter : c’est la principale nouveauté de la loi sur l’adoption votée dans la nuit de vendredi à samedi par l’Assemblée nationale, après deux jours de débats. Le texte permet, par ailleurs, l’assouplissement de certains critères imposés aux parents adoptants : l’âge minimum passe de 28 à 26 ans, et la durée de vie commune est abaissée de 2 à 1 an. Il encourage aussi la procédure d’adoption simple – dans laquelle l’enfant conserve un lien juridique avec ses parents de naissance –, souvent délaissée par les parents adoptants. Si elle a finalement été, elle aussi, adoptée, la loi a fait l’objet de vives critiques : « improvisation et bricolage juridique » pour certains, substitution dangereuse du droit à l’enfant au droit de l’enfant pour d’autres. La question de l’adoption au sein des familles ayant eu recours à la PMA à l’étranger a, en particulier, a en particulier hérissé certains représentants politiques à droite. Qu’en est-il vraiment ? La réponse avec le professeur de philosophie Jean-Philippe Pierron, lui-même père adoptif de deux enfants et auteur de On ne choisit pas ses parents. Comment penser l’adoption et la filiation ? (Seuil, 2003). Une méditation aussi profonde que personnelle sur la parenté comme ouverture à l’autre.