Revue de Presse

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Cet article est issu du numéro 57 de Philosophie magazine « 57 - mars 2012 », en kiosque le 23 février 2012. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

La pilule de la morale

« Si la recherche montre qu’il existe des différences biochimiques entre les cerveaux de ceux qui ont tendance à aider ou ne pas aider leurs prochains, ira-t-on vers la conception d’une pilule de la morale ? […] Les gouvernements devraient-ils commencer à trier les gens pour découvrir qui seraient les plus susceptibles de commettre des crimes et proposer à ceux qui seraient dans ce cas de telles pilules de morale ? […] Pourtant, si la chimie de notre cerveau peut changer notre comportement moral, le fait qu’un équilibre soit rétabli naturellement ou par une intervention médicale ne change rien à notre libre arbitre. S’il existe déjà des différences biochimiques d’un individu à l’autre qui permettraient de prédire comment nous allons agir sur le plan éthique, alors, de deux choses l’une : soit ces différences sont compatibles avec le libre arbitre, soit elles témoignent que pour ce qui concerne l’aspect éthique de nos actes, aucun d’entre nous n’est véritablement libre. Dans un cas comme dans l’autre, nous allons bientôt faire face à des choix nouveaux concernant les méthodes que nous voudrons employer pour améliorer nos comportements. »

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