Écologie

Santé mentale : notre psyché aussi souffre de la pollution

Temps de lecture : 4 min

Santé mentale : notre psyché aussi souffre de la pollution

© Pheladii/Pixabay

Cet article est réservé aux abonnés.

Particules fines, vacarme des avions, métaux toxiques : l’environnement altéré ne menace pas seulement notre organisme. Il affecte aussi l’équilibre psychique, révélant combien nos états mentaux dépendent du monde que nous habitons. Décryptage avec Ulrich Beck et Mark Fisher.


Des effets physiques et mentaux, parfois dès avant la naissance

La pollution ne fait pas qu’abîmer nos corps. Elle contribue aussi à attaquer en profondeur notre santé mentale. C’est ce que démontre une note parue ce mois-ci sur le site de l’Agence européenne pour l’environnement (AEE), qui croise plusieurs études pour le moins alarmantes. On y apprend notamment que la mauvaise qualité de l’air « est liée à une augmentation de la prévalence ou du risque de nouvelle dépression ». À la pollution atmosphérique s’ajoute parfois la pollution sonore, comme le confirme une étude révélant une augmentation de 12% du risque de dépression pour chaque augmentation de 10 décibels du bruit des avions. Ces dégâts psychiques peuvent être causés dès la naissance – et même avant – notamment en cas d’exposition in utero à des particules de plomb, qui entraînent en particulier des risques de schizophrénie. En plus de déclencher des vagues d’éco-anxiété, la pollution contribue à créer ou à aggraver tout un panel de maladies mentales, en perturbant notre équilibre psychique de manière très profonde.

Cet article est réservé aux abonnés
Les concepts liés à cet article

IntelligenceKantisme et néo-kantismeMélancolie