Ethnomythologies
Thomas Pesquet. Nouvelles de l’invisible
Thomas Pesquet lors de sa première sortie extravéhiculaire (EVA) dans l’espace, le 13 janvier 2017. © ESA
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Le spationaute français actuellement en mission dans l’espace est adulé. Avec ses photos de la Terre vue du ciel, il témoigne, à la manière d’un chaman, de ce que nous ne pouvons – ou préférons ne pas – voir.
C’est en 2016, le 17 novembre à 20h20 exactement, que naissait en France une passion pour un homme, vite partagée par les enfants, les lycéens, les hommes, les femmes, les savants, les curieux, les innocents… Bref, tout le monde !
Ce jour-là, Thomas Pesquet décollait à bord d’un vaisseau Soyouz pour rejoindre la Station spatiale internationale (ISS). Sur les photos, on le voit, le regard clair, presque celui d’un enfant, faire de la main un signe d’adieu. Depuis, son aura n’a cessé de croître, son nom de résonner. Le 23 avril dernier, le voilà reparti, cette fois à bord de la capsule spatiale Crew Dragon développée par SpaceX, société fondée par Elon Musk, pour assumer le commandement de l’ISS pendant six mois. Aujourd’hui, le spationaute français compte 2,4 millions d’abonnés sur Facebook, et au moins 1 million de passionnés suivent chacun de ses tweets. Des spationautes, il n’en existe certes pas des centaines, mais tout de même, pourquoi déclenche-t-il, lui en particulier, un tel engouement ?