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Attal et Bardella, le “stade Agnan” de la politique : la chronique de Michel Eltchaninoff
© Emmanuel Dunand/AFP
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Cet article est issu du numéro 178 de Philosophie magazine « Comment cultiver la bonne humeur ? », en kiosque le 21 mars 2024. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
Le premier de la classe du Petit Nicolas de Goscinny et Sempé semble inspirer la communication du Premier ministre et de la tête de liste du Rassemblement national aux européennes. Quitte à se faire chahuter par les Français à la récré ?
Dans notre école, c’est la bagarre pour qui deviendra chef de la classe. Moi, je m’en fiche bien. Je préfère rester au dernier rang pour rigoler avec Rufus et Clotaire. Mais il y a deux nouveaux qui se disputent tout le temps pour gagner l’élection. Gabriel est le chouchou du maître, et nous on ne l’aime pas trop. C’est vrai qu’il est le premier en tout, même en théâtre. Il répond plus vite que tout le monde et il a toujours la bonne réponse. Jordan, lui, est plus costaud, alors on n’ose pas trop l’embêter. Il met une cravate à l’école pour faire l’enfant parfait. Eudes-Jean-Luc, avec sa grosse voix, il veut tout le temps leur casser la figure à la récré. Mais il ne fait plus peur à personne tellement de fois il a redoublé.