Benjamin Biolay. Le plein de superbe
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Cet article est issu du numéro 140 de Philosophie magazine « 140 - juillet 2020 », en kiosque le 18 juin 2020. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
Avec le temps va, rien ne va plus, et il aura fallu à Benjamin Biolay une décennie – soit trois albums solo et un spectacle de reprises avec Melvil Poupaud – pour accoucher d’un nouveau grand disque. Pour “se réinventer, suffit pas d’engager une maquilleuse”, admet-il, et c’est en renouant avec “la relation exutoire” qu’il avait initialement avec les chansons que la flamme a rejailli. “Moi qui détestais la chanson française, je me suis même enfin retrouvé bouleversé en découvrant du Brassens et du Ferré.” Il n’empêche : avec ce qu’il faut de clins d’œil à Daft Punk et aux Strokes, son “Grand Prix” (Polydor) prévu pour le 26 juin est bien vintage, rock.
Quels étaient tes héros quand tu étais jeune ?
Lennon, figure quasi divine. Paramusical, il synthétise tous ceux que j’aimais : Guevara, Maradona, Senna et Jordan.
Avec qui aimerais-tu dîner ?
Le Che, devant un asado [barbecue argentin]. J’ai lu ses carnets quand j’étais au lycée. Son intelligence m’a frappé. Sartre disait que c’était l’homme le plus complet du XXe siècle.
Que retiens-tu de ton éducation ?