Au bistrot

Bertrand Vergely. L’émerveillé

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Cet article est issu du numéro 21 de Philosophie magazine « 21 - été 2008 », en kiosque le 03 juillet 2008. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Auteur d’ouvrages à succès, conférencier chevronné, Bertrand Vergely réfléchit sur la souffrance et la foi, le bonheur et la mort. Vitaliste et optimiste, il défend une conception émerveillée de la philosophie qui s’enrichit au contact de sa foi orthodoxe.

« Je ne suis pas un “grand” auteur mais un “gros” auteur », confie sans ambages Bertrand Vergely, figure originale du monde philosophique. Il travaille presque essentiellement sur commande et sa bibliographie compte une petite cinquantaine de livres dont une grosse trentaine publiée par les éditions Milan : Descartes ou le génie de la modernité ; Pascal ou l’expérience de l’infini ; Petite Philosophie du bonheur ; Les Grandes Interrogations philosophiques, etc. Dépassant pour certains la barre des 25 000 exemplaires, ses ouvrages sont sous-tendus par une définition généreuse de la discipline. Qu’elle s’intéresse à la souffrance, à la foi, au bonheur ou à la mort, la philosophie consiste ainsi à « faire se rencontrer la pensée et la vie » : « La vie bien pensée n’est pas séparable d’une pensée bien vécue », résume-t-il dans Les Mots pour découvrir les philosophes. « Mon style plaît, il est simple » : derrière cet aveu, se cache une réelle humilité mâtinée d’un contentement communicatif, mélange qui caractérise en propre le personnage. Humilité du mode mineur et satisfaction d’être à son poste. À l’idée de vulgarisation, Bertrand Vergely préfère celle de prise de contact, de sensibilisation. Éclairante, elle repose sur la compréhension de l’originalité des auteurs et sur un principe d’étonnement : « Je suis là pour présenter les philosophes, pour les servir, pour mettre en avant leur cheminement, leur apport, leurs points forts. Mais, devant les idées, rien ne va de soi. C’est la surprise et l’admiration qui doivent primer. »

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