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Brexit : le “projet Singapour” de Boris Johnson a du plomb dans l’aile

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Boris Johnson dans la salle du Conseil du 10 Downing Street le 15 juin dernier, en pleine négociation par vidéoconférence avec les représentants des plus hautes autorités européennes.

Boris Johnson dans la salle du Conseil du 10 Downing Street le 15 juin dernier, en pleine négociation par vidéoconférence avec les représentants des plus hautes autorités européennes. © Photoshot/MaxPPP

L’avant-dernier round de négociations entre le Royaume-Uni et l’Union européenne sur le Brexit commence ce mardi. Elles risquent d’être tendues, car Boris Johnson refuse les conditions que veulent lui imposer les Européens, notamment un contrôle sur les aides accordées par Londres à l’Irlande du Nord. Boris Johnson affirme qu’il ne craint pas un « no deal ».

 

  • Pourquoi le Premier ministre britannique est-il aussi peu accommodant ? S’agit-il d’un coup de bluff pour gagner un peu plus lors des négociations ? Ou bien le chef des conservateurs britanniques a-t-il l’intention de changer le modèle de développement de son pays ? Tout en aidant massivement l’industrie nationale, il rêve d’une nouvelle alliance maritime avec le monde anglo-saxon, afin de transformer son pays en « Singapour sur Tamise ».
  • Pourquoi cela risque de ne pas marcher ? Parce que les accords de libre-échange dont rêvait Londres n’ont pas été signés. Seuls les pourparlers ouverts avec Tokyo semblent avoir une chance de voir le jour, comme le relèvent nos confrères des Échos. Mais ce rêve d’un Global Britain se heurte surtout à une opposition au sein du Royaume, qui risque l’éclatement. Nicola Sturgeon, la première ministre écossaise, vient d’annoncer la tenue d’un nouveau référendum pour l’indépendance, malgré le refus de Boris Johnson.
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