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Cercueil biodégradable : le (dernier) retour à la terre
Même morts, nous prenons de la place et nous polluons. Un cercueil traditionnel met plusieurs décennies à se décomposer, et les cimetières, notamment en période de pandémie, sont saturés. C’est avec cet enjeu écologique en tête que la start-up néerlandaise Loop et son fondateur Bob Hendrikx se sont lancés dans la fabrication du Living Cocoon (littéralement « cocon vivant »). Ce cercueil biodégradable a la particularité d’être fabriqué à partir de fibres de mycélium, les racines filandreuses des champignons, qui favorisent une décomposition rapide et la transformation de la matière en nutriments pour le sol. Le slogan de Loop : « From graveyard to the forest, let’s close the loop » (« Du cimetière à la forêt, bouclons la boucle »). Façon de rappeler que le corps mort redevient de la matière organique propre à nourrir la terre, comme de l’engrais, idée que les techniques traditionnelles de pompes funèbres, de l’enterrement en caveau à la crémation, ont tendance à effacer. Le premier enterrement avec « cocon vivant » a eu lieu hier aux Pays-Bas. Devenir champignon : il y aurait donc bel et bien une vie après la mort…