Physique

Changer le monde en or : quand la science rejoint l’alchimie

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Changer le monde en or : quand la science rejoint l’alchimie

Image d’illustration. © Johan Lindberg/Unsplash

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Changer du graphite en or : c’est le petit exploit réalisé récemment par une équipe de physiciens du MIT. La science moderne rejoint-elle les fantasmes alchimiques les plus anciens ?


 

Changer le plomb en or : tel est le rêve de l’alchimiste, que doit rendre possible l’obtention de la pierre philosophale. Parvenue à changer du graphite en aurum, une équipe américaine touche aujourd’hui du doigt ce vieux fantasme qui imprègne nos imaginaires. Quels mécanismes psychiques cette opération de transmutation met-elle en jeu ?

“La nature tend à la perfection”

L’historien et philosophe roumain Mircea Eliade se pose la question dans Forgerons et Achimistes (1956). Il faut d’abord souligner la place très particulière de l’or dans l’histoire humaine. L’or est « le premier métal découvert et utilisé par l’homme » ; mais il n’est pas « susceptible d’être employé ni comme outil ni comme arme ». Le métal jaune occupe dès lors une place à part. Il représente, par excellence, la valeur – raison pour laquelle il servira bientôt à la confection de la monnaie. Son inoxydabilité, son incorruptibilité n’y sont pas pour rien, de même que sa rareté : « Son exploitation est la plus difficile : pour extraire d’un filon 6 à 12 grammes d’or, on doit remonter à la surface une tonne de roches. »

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Toute transmutation suffisamment avancée est indiscernable de l’alchimie ?