À contre-courant
Chômage : et si l’on prenait au sérieux le refus de travailler ?
© Mikhail Seleznev/iStockphoto
Le chômage continue sa baisse et devrait s’établir, au troisième semestre 2021, à 7,6%. Un taux qui n’avait pas été atteint depuis 2007. Les raisons de s’en réjouir ne manquent pas, bien entendu. Reste pourtant 2,3 millions d’Hexagonaux sans emploi… alors même que 300 000 emplois restent non pourvus.
De là à conclure que les Français seraient des fainéants qui rechigneraient à travailler, il n’y a qu’un pas. Emmanuel Macron l’a d’ailleurs franchi dans sa dernière allocution, en annonçant son intention de renforcer le contrôle sur les chômeurs, pour limiter les pénuries de main-d’œuvre. Et si cette réticence était réelle ? C’est ce qu’affirmait le philosophe allemand Paul Natorp dans un petit essai de 1919, avec une pointe de provocation : cette réticence existe, mais elle est légitime !