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Comment être un vrai sceptique ?

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Comment être un vrai sceptique ?

© Éditions Éliott

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À l’heure où nous sommes ballotés entre fake news et dogmatismes politiques ou identitaires en tous genres, il est urgent de redécouvrir le scepticisme. Loin de se confondre avec le relativisme, il propose, grâce à ses méthodes pour apprendre à suspendre son jugement, un véritable art de vivre et d’agir grâce à l’exercice du doute.

À l’occasion de la publication de la somme de Julia Annas et Jonathan Barnes sur Les Modes sceptiques (Éliott, 2024), voici le portrait du véritable sceptique.


 

Se déclarer sceptique n’est pas dans l’air du temps. Guerres, climat, politique, identité : rares sont les sujets nous exemptant de prendre position sur l’échiquier de l’opinion publique. Une philosophie permet pourtant de résister encore et toujours à cette injonction à juger plus qu’à jauger : le pyrrhonisme. Cette forme antique radicale et systématique du scepticisme est brillamment mise en lumière dans l’ouvrage Les Modes sceptiques de Julia Annas et Jonathan Barnes récemment traduit par Dimitri Cunty aux Éditions Éliott (paru le 10 janvier dernier).

Un courant de pensée issu d’un énigmatique personnage : Pyrrhon d’Élis (v.365-275 av. J.-C.). Probablement influencé par les gymnosophistes, ces sages indiens rencontrés lors de l’expédition d’Alexandre à laquelle il participait, Pyrrhon doutait de tout, à un tel point que sorti « de chez lui, il fallait qu’il soit entouré de ses amis [pour] qu’ils le poussent en dehors de la circulation des routes ». En écartant les idées reçues selon lesquelles le scepticisme pousserait à la paresse, au relativisme ou à l’inaptitude à l’action, les auteurs de l’ouvrage proposent d’explorer la finesse d’une pensée aussi exigeante qu’originale.

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Le scepticisme n’est pas le relativisme : vous en doutez ? Venez donc vérifier…