Denis Podalydès. La métamorphose du comédien

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Cet article est issu du numéro 1 de Philosophie magazine « 1 - avril/mai 2006 », en kiosque le 30 mars 2006. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Denis Podalydès incarnera bientôt Sartre sur le petit écran. Mais son goût pour la philosophie est plus ancien. Il a même, un temps, songé à enseigner la discipline, avant de basculer dans le théâtre.

Il est venu nous chercher sur le parvis de la Comédie-Française et nous a emmenés dans sa loge de sociétaire. Une jolie petite chambre en réalité, avec ses photos de matador, ses livres, un lit et un bureau. Et ces belles voix qui proviennent de la scène, on ne sait trop comment, comme pour le rattacher au collectif qu’il forme avec ses camarades... « Le théâtre est un lieu habité par des fantômes, surtout dans cette maison, le Français, qui a abrité tant de grands acteurs, de rôles. » Entré dans la maison de Molière en 1997, Denis Podalydès n’en a pas moins pris soin de multiplier les approches du métier. Il prépare une mise en scène de Cyrano de Bergerac d’Edmond Rostand. Au cinéma, il a joué récemment dans Les Ames grises d’Yves Angelo et Palais royal ! de Valérie Lemercier. On le verra sur le petit écran cette année dans Sartre, l’âge des passions, un téléfilm de Claude Goretta dans lequel il incarne le philosophe. Il n’est pas une star, plutôt ce qu’on appelle un acteur consacré.

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