Edmund Husserl et la mélodie du temps

Temps de lecture : 3 min

Cet article est réservé aux abonnés.

Cet article est issu du numéro 8 de Philosophie magazine « 8 - avril 2007 », en kiosque le 27 mars 2007. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

En décrivant l’audition d’une mélodie, le philosophe allemand montre comment la conscience donne un sens à la succession de notes perçues. Il établit ainsi que le présent est le passage du passé vers le futur.

Edmund Husserl, dans la Phénoménologie de la conscience intime du temps, rappelle un problème posé par saint Augustin dans les Confessions. Lorsqu’on commence à réfléchir sur ce qu’est le temps, on a le sentiment que celui-ci n’existe pas : le passé n’est plus, le futur n’est pas encore et le présent disparaît à mesure qu’il apparaît. Pourtant, nous nous représentons bien le temps, nous avons conscience de sa fuite, nous en organisons méthodiquement l’emploi. Comment résoudre ce paradoxe ? Augustin répond qu’il faudrait plutôt parler d’un « présent du passé », d’un « présent du présent » et d’un « présent du futur ». Et comment le passé et le futur peuvent-ils être « présents » ? Ils le sont comme objets de pensée : souvenir ou attente.

Cet article est réservé aux abonnés