Exposition
“Elles font l’abstraction” : des femmes, des fibres et des formes
Lynda Benglis avec plusieurs œuvres de sa série “Night Sherbet” (“Sorbets nocturnes”), dans son atelier de Baxter Street, New York, 1969. © Norman Seeff/Adagp, Paris, 2021/Service de presse
Plus de cinq-cents œuvres réalisées par une centaine d’artistes. L’exposition « Elles font l’abstraction », au Centre Pompidou, met en lumière le rôle joué par les femmes dans l’art abstrait. Retraçant leurs apports depuis le milieu du XIXe siècle jusqu’aux années 1980, cette expo monumentale entend réhabiliter des créatrices majeures (peintres, sculptrices, photographes, danseuses, réalisatrices…), mais « invisibilisées » au fil des décennies.
Comment expliquer un tel oubli des artistes femmes dans ce domaine ? La qualité des œuvres parle pour elle-même mais les non-spécialistes liront en effet peu de noms connus. L’entreprise de réhabilitation de ces artistes est à la fois le grand intérêt de ce parcours artistique inédit, et sa limite : à force de juxtaposer des artistes aux techniques et aux expériences très différentes, il devient difficile de comprendre comment le travail de ces femmes de talent a été minoré. Reste que, malgré un dispositif parfois frustrant, on peut savourer des chefs-d’œuvre rarement montrés. Suivez le guide !