La notion
“Exposome”
© Milada Vigerova / Unsplash
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Cet article est issu du numéro 169 de Philosophie magazine « Complotisme. Pourquoi se raconte-t-on des histoires ? », en kiosque le 27 avril 2023. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
En France, le récent lancement de la plateforme de recherche France Exposome a mis ce terme à l’honneur. Son objectif ? Étudier les interactions entre santé et environnement. Dès 2005, dans son article « Complementing the Genome with an “Exposome” », l’épidémiologiste Christopher Wild a défini l’exposome comme « la totalité des expositions auxquelles un individu est soumis de la conception à la mort » : « C’est une représentation complexe et dynamique des expositions auxquelles une personne est sujette tout au long de sa vie, intégrant l’environnement chimique, microbiologique, physique, récréatif, médicamenteux, le style de vie, l’alimentation, ainsi que les infections. » Wild distingue trois dimensions de l’exposome : « extérieur, spécifique » (agents chimiques ou biologiques, usage de médicaments, etc.) ; « extérieur, non spécifique » (climat, biodiversité, allure du tissu urbain, etc.) ; et « intérieur », spécifique à chaque individu (métabolisme, microbiote, etc.). À la croisée de cet ensemble de facteurs, l’humain semble caractérisé moins par une intégrité biologique bien délimitée que par un processus incessant d’intégration de l’altérité, à tous les niveaux.