L’aventure d’un classique

Hobbes-Locke-Rousseau : un pour tous, tous pour un

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Cet article est issu du numéro 169 de Philosophie magazine « Complotisme. Pourquoi se raconte-t-on des histoires ? », en kiosque le 27 avril 2023. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Plusieurs philosophes ont fait du contrat le moment fondateur de la communauté politique. Pour Hobbes, Locke et Rousseau, sortir de l’état de nature suppose un moment à la fois d’association et de renoncement de la part des individus. Mais les trois penseurs ne s’accordent pas tout à fait sur les conditions et les modalités de ce contrat.

 

Hobbes (1588-1679)

Œuvre / Léviathan (1651)

Hobbes y expose sa vision de l’État moderne compris comme un corps composé de multiples individus. Ce Léviathan « n’est autre chose qu’un homme artificiel, quoique de stature et de force plus grande que celle de l’homme naturel, pour la défense et la protection duquel il a été conçu ». Loin de correspondre à un ordre divin, l’État conçu par Hobbes est un pur produit de la rationalité humaine.

État de nature 

Hobbes en a une vision plutôt noire et pessimiste. Il le décrit comme un « état de guerre de chacun contre chacun » dans lequel les passions humaines entraînent une compétition meurtrière entre les individus. Dans l’impossibilité d’assurer leur sécurité autrement que par l’usage de la force, les êtres humains vivent sous le régime de l’injustice et de la terreur permanente.

Contrat 

C’est la crainte qui en est le moteur. Hobbes est le premier à proposer une théorie du contrat qui implique un moment de concertation, d’association et de renoncement à certaines libertés, ici surtout au profit de la sécurité.

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