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La solidarité avec l’Ukraine a-t-elle des limites ?

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Svenja Flaßpöhler (à g.) et Bernd Stegemann, (à dr.). Montage : PM

Svenja Flaßpöhler (à g.) et Bernd Stegemann, (à dr.). Montage : PM. © Horst Galuschka/dpa/Dpa Picture-Alliance via AFP – © Henning Kaiser/dpa/AFP

Le 29 avril dernier, vingt-huit intellectuels et artistes allemands ont fait paraître une lettre ouverte adressée au chancelier Olaf Scholz mettant en garde face aux livraisons d’armes occidentales à l’Ukraine, qui pourraient selon eux conduire à une escalade dans le conflit contre la Russie. Le texte, à l’origine d’une vive polémique outre-Rhin, a fait s’élever de nombreuses voix critiques ; il a, en particulier, suscité la colère de l’essayiste Bernd Stegemann. Celui-ci en débat dans nos pages avec Svenja Flaßpöhler, directrice de la rédaction allemande de Philosophie magazine, co-signataire à titre individuel de la lettre ouverte.

Nous tenons à préciser que dans les lignes qui suivent, la position exprimée par Svenja Flaßpöhler ne reflète pas l’avis des rédactions allemande et française de notre magazine. Néanmoins, nous avons jugé que dans cet entretien, les points avancés comme les positions exprimées par les deux parties soulèvent des questions fondamentales. Nous le reproduisons donc ici en traduction française, et dans son intégralité.

Faut-il livrer des armes à l’Ukraine ? Le débat (houleux) vu d’Allemagne