« Le moi est haïssable » Blaise Pascal

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« Le moi est haïssable » Blaise Pascal

© Olivier Marbœuf pour PM

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Cet article est issu du numéro 8 de Philosophie magazine « 8 - avril 2007 », en kiosque le 27 mars 2007. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Pure illusion de l’imagination, le moi serait une passion abusant autrui autant que nous-mêmes. L’amour-propre pousse les hommes à paraître plutôt qu’à être, à rêver leur vie plutôt qu’à la vivre.

Amis narcissiques, la prochaine fois que quelqu’un vous en fera le reproche, répondez-lui avec Blaise Pascal que le nombrilisme est la chose du monde la mieux partagée. Cette « maladie de l’âme », qui consiste à se préférer soi-même à toute autre chose, n’épargne personne, y compris ceux qui se donnent l’air de la générosité et du désintéressement.

Si le « moi est haïssable », c’est que le monde est peuplé de milliards de « moi » qui veulent chacun « se faire le centre de tout ». Il en résulte que « chaque moi est l’ennemi et voudrait être le tyran de tous les autres ».

Blaise Pascal en six dates

  • 1623 Naissance à Clermont-Ferrand, en Auvergne. 
  • 1642 Mise au point d’une machine à calculer, la Pascaline. 
  • 1654 Nuit d’extase mystique et conversion au christianisme. 
  • 1656 Début de publication des Provinciales. 
  • 1662 Mort à 39 ans, à Paris. 
  • 1669 Publication posthume des Pensées.
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