Série
Miroir, mon beau miroir…
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Cet article est issu du numéro 116 de Philosophie magazine « Peut-on désirer sans dominer ? », en kiosque le 11 janvier 2018. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
Dramatisant notre rapport aux écrans, la série britannique “Black Mirror” imagine dans un futur proche les conséquences de notre ultraconnexion. La saison 4 vient d’être diffusée sur Netflix.
« Je ne pensais pas me trouver un jour dans le futur. Mais le futur, c’est maintenant », déclare avec perplexité l’un des personnages de Black Mirror, dans le dernier épisode de la saison 3. Le quatrième volet de la série d’anticipation britannique vient d’être diffusé sur Netflix. Aucun ordre ne structure les différents épisodes, qui peuvent être vus séparément ; seul un sujet les réunit : notre addiction aux écrans et ses effets collatéraux sur notre rapport au monde. Que deviennent l’amour ou la mort, dès lors que tout, absolument tout, est enregistré et qu’il est possible de le revivre ? Existe-t-il encore une place pour le souvenir, une mémoire qui ne soit pas la simple rumination du passé, à partir du moment où rien n’est oublié ? Quelle serait la valeur d’un lien social fondé la notation mutuelle et généralisée ? Et de l’amitié ? Le vote sur les réseaux sociaux prendra-t-il le pas sur la justice, en imposant le jugement populaire ?