Montée de la tension à Kiev. Le témoignage d’un jeune philosophe ukrainien
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Ce texte nous a été transmis mardi 21 janvier, alors que les violences entre des manifestants pro-européens et les forces spéciales du ministère de l’Intérieur faisaient rage. Mais ce militant pacifique prévoyait déjà le pire : les premières victimes.
Quelques mots sur la situations actuelle a Kiev. Rien que des faits.
« Sur la rue Grouchevski qui mène au Parlement, tout près de la place de l’Indépendance (Maïdan), on assiste depuis deux nuits à des conflits entre le Berkout (les forces spécialess de la police) et des groupes radicaux qui protestent contre le pouvoir. Les gens lancent des cocktails Molotov et des pierres. Le Berkout répond avec des fumigènes assourdissants et des balles en caoutchouc. Autour, des milliers de personnes agissent avec des moyens différents : ils aident les victimes, s’adressent avec des cris et des affiches au président Ianoukovitch pour qu’il stoppe le conflit. Ou bien regardent tout simplement le “spectacle”. Il y a beaucoup de victimes des deux côtés et je ne me sens pas capable de livrer une analyse approfondie des actions des uns et des autres