Nelson Mandela. Le choix des armes

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Cet article est issu du numéro 98 de Philosophie magazine « Qu’est-ce qu’être fort ? », en kiosque le 24 mars 2016. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Qui incarne la force aujourd’hui ? Nous avons demandé à six penseurs de choisir qui incarne la force aujourd’hui. Du rugbyman aux pirates informatiques en passant par Barack Obama en pleurs, leurs choix bousculent nos idées reçues.

Le parcours de Mandela illustre deux conceptions de la force. Au cours d’une longue première période, entre 1944 et 1962 (il est né en 1918), le militant anti-apartheid pense que la majorité noire de son pays ne peut conquérir son émancipation qu’en acquérant une force – physique, militaire – supérieure à celle de la minorité blanche qui l’opprime. Il reste convaincu que la confrontation est inévitable, et sa conviction se renforce au fur et à mesure que s’accroît la répression exercée sur l’ANC, son parti. Pour préparer cet affrontement, il étudie les théoriciens de la guérilla, son mouvement cherche à s’armer auprès d’alliés potentiels à l’étranger, lui-même suit un entraînement militaire en Éthiopie. Seule l’incarcération de 1962 interrompt ce processus.

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