#MeToo
Nicolas Hulot, PPDA… Comment croire la parole de quelqu’un ?
Paris, manifestation contre les violences faites aux femmes, le 20 novembre 2011. Une pancarte avec le slogan “Je te crois”. © Martin Noda/Hans Lucas/AFP
« Je te crois » : ce slogan est de plus en plus régulièrement mis en avant par des associations de soutien aux victimes de violences sexuelles. Il a ressurgi récemment avec l’affaire Nicolas Hulot, révélée à la télévision par l’émission Envoyé Spécial et dans laquelle l’ancien ministre est accusé par cinq femmes de viol et d’agressions sexuelles. Avant cette affaire, d’autres scandales sexuels avaient été révélés par des témoignages : les affaires Weinstein, Duhamel et PPDA, le rapport Sauvé dans l’Église catholique…
Les témoignages rendus possibles avec #MeToo posent le problème du crédit que l’on doit accorder à la parole des victimes de violences sexuelles. Dans ces affaires, la quasi-impossibilité de produire des preuves place la valeur du témoignage au centre des débats. Peut-on croire de manière inconditionnelle et néanmoins rationnelle ? Oui… mais à certaines conditions. Analyse.