Présidentielle 2022

Parrainage des candidats à la présidentielle : un problème pour la démocratie ?

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Faut-il réformer le système des 500 signatures d’élus locaux pour se présenter à la présidentielle ?

Faut-il réformer le système des 500 signatures d’élus locaux pour se présenter à la présidentielle ? © Vanessa Meyer/PhotoPQR/L’Alsace/Maxppp

Alors que la date limite de dépôt des signatures, fixée au 4 mars, approche, l’obtention des 500 parrainages d’élus locaux nécessaires pour devenir candidat semble être devenue un exercice délicat, voire loufoque. La première personnalité à avoir obtenu l’intégralité de ses signatures est… Emmanuel Macron, qui n’est même pas (encore) candidat ! De son côté, Valérie Pécresse plane largement au-dessus du peloton, quand d’autres, comme Christiane Taubira, Jean-Luc Mélenchon ou encore Éric Zemmour peinent à atteindre la barre des 500.

La logique des parrainages favorise-t-elle les partis les plus installés, au détriment de mouvements émergents et plus modestes ? Autrement dit, ce système entretient-il la crise démocratique actuelle ? Nous avons posé la question à Florent Guénard, spécialiste en philosophie politique et directeur de la rédaction de la revue La Vie des idées, qui vient de faire paraître La Passion de l’égalité (Éditions du Seuil, 2022). S’il défend le principe du parrainage politique, il explique pourquoi celui-ci devrait être réformé en profondeur.

“500 signatures” : un système qui doit être réformé, pour Florent Guénard