États-Unis

Passation de pouvoir : le spectre de l’assassinat politique

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Passation de pouvoir : le spectre de l’assassinat politique

Des centaines de membres de la Garde nationale américaine stationnent à l'intérieur du Capitole à Washington DC le 13 janvier 2021 afin d'en assurer la sécurité. © AP Photo/J. Scott Applewhite/Sipa

Nous ne savons pas encore tout des événements du 6 janvier à Washington. Et ce que nous sommes en train d’apprendre fait très peur. Frappé par la gravité de l’événement, l’historien de l’Antiquité Pierre Vesperini enquête depuis une semaine. Et ce qu’il a découvert fait froid dans le dos. De nombreux indices et témoignages laissent en effet penser que les émeutiers, qui comptaient parmi eux des policiers et de militaires, ont bénéficié de complicités au sein des forces de l’ordre mais également auprès de certains membres républicains du Congrès qui leur auraient indiqué le chemin à suivre dans l’édifice.

Aujourd’hui, la police craint que les soldats chargés de surveiller la prestation de serment de Joe Biden soient liés à l’extrême droite, tandis qu’à travers tout le pays, ceux qui ont réclamé la destitution de Trump sont la proie de menaces, d’actions violentes et craignent pour leur vie… 

Pour Pierre Vesperini, qui redoute que la cérémonie d’investiture soit l’occasion d’une nouvelle tentative d’attentat, les États-Unis vivent à l’heure non pas d’une nouvelle guerre de sécession, mais d’une situation comparable à celle de la République de Weimar en Allemagne dans les années 1920, quand les assassinats politiques se multipliaient… mais que les démocrates ne prenaient pas la mesure de la menace. Ou comment une République se suicide. 

Son analyse à la fois journalistique, historique et philosophique est sidérante. À lire ici. 

Washington rejoue-t-elle le scénario de la République de Weimar ?
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