L’aventure d’un classique
Passeport pour la liberté
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Cet article est issu du numéro 157 de Philosophie magazine « Comment la droite s’est emparée des esprits », en kiosque le 17 février 2022. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
On a l’habitude de qualifier la morale kantienne de rigoriste, oubliant au passage ce qu’elle permet en termes d’émancipation et d’autonomie de l’individu. La soumission à la loi morale ouvre en effet paradoxalement au vertige de la liberté.
Une éthique des devoirs, ou éthique déontologique
La morale kantienne instaure une rupture dans l’histoire de la philosophie, en ne formulant pas de contenu spécifique mais seulement un cadre qui permet de définir les conditions de possibilité de l’action moralement bonne. Ce cadre formel aboutit à une définition de l’autonomie et de la liberté inédite, qui affranchit les individus des sources traditionnelles d’autorité, qu’elles soient étatiques ou religieuses.