Féminisme
Peut-on critiquer “#MeToo” quand on est féministe ? Svenja Flaßpöhler et Fatima Benomar débattent
Svenja Flasspöhler (à g.) et Fatima Benomar ( à dr.) débattent sur Arte dans l’émission 27. © capture d’écran de l’émission 27
Cinq ans après l’affaire Weinstein, qui a lancé #MeToo, mouvement féministe mondial sans précédent, l’heure est à un premier bilan d’étape. Cette révolution féministe a-t-elle vraiment fait avancer la cause des femmes ? Ou a-t-elle initié une nouvelle guerre des sexes et promu le puritanisme ?
Pour en parler, Svenja Flaßpöhler, rédactrice en chef de l’édition allemande de Philosophie magazine, est l’invitée d’Arte dans l’émission 27. Le magazine des citoyens européens, dimanche 22 janvier. Elle débat avec Fatima Benomar, membre du collectif La Relève féministe, qui incarne le renouveau de ce militantisme ayant fait de la destruction du patriarcat et de la critique de la masculinité toxique sa lutte finale. Face à elle, Svenja Flaßpöhler incarne une position plus sceptique, regrettant que #MeToo ait enfermé les femmes dans un rôle de victimes. Elle en appelle à l’avènement de femmes puissantes, libres d’assumer leur sexualité et leur autonomie morale.
Ces échanges sont modérés par la journaliste Nora Hamadi et ponctués par les témoignages des neuf Européens qui ont défriché le sujet en amont de l’émission. L’émission est complétée par un reportage en Suède, pays de l’égalité hommes-femmes par excellence, où la vague #MeToo et son reflux ont laissé de profondes cicatrices dans la société. Vous pouvez visionner l’émission dans son intégralité ci-dessous.