Pourquoi parlons-nous aux animaux ?

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© Séverine Scaglia

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Cet article est issu du numéro 133 de Philosophie magazine « 133 - octobre 2019 », en kiosque le 26 septembre 2019. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Il ne leur manque que la parole… C’est peut-être pourquoi nous nous surprenons parfois à nous adresser à notre chat… tout en raillant ceux qui murmurent à l’oreille de leur chihuahua. Mais d’où vient cette attitude apparemment absurde ? Quatre philosophes y ont réfléchi.

Parce qu’ils ont été des hommes dans une autre vie

Pythagore (VIe siècle av. J.-C.)

Alors qu’il passait près d’un homme battant son chien, Pythagore lui adressa ces paroles : « Arrête et ne frappe plus, car c’est l’âme d’un homme qui était mon ami, et je l’ai reconnu en entendant le son de sa voix. » Le penseur grec adhérait à la théorie de la métempsychose. Selon lui, l’âme est immortelle et survit à la destruction du corps. Elle migre alors vers une nouvelle enveloppe, humaine ou animale, pour s’y réincarner. C’est sur la base de cette croyance que le philosophe est devenu l’un des premiers promoteurs du végétarisme. Si tous les animaux peuvent abriter une âme ayant été humaine, il devient inacceptable de les manger – et pertinent de leur parler.

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