Divergences

Pourquoi se regarde-t-on dans le miroir ?

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Cet article est issu du numéro 107 de Philosophie magazine « Peut-on aller bien dans un monde qui va mal ? », en kiosque le 15 février 2017. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Tout est bon pour nous assurer de notre image : la glace de notre salle de bains, une vitrine de magasin, un rétroviseur, voire l’écran de notre smartphone… Pourquoi ne pouvons-nous pas nous passer de notre reflet ?

Pour s’assurer qu’on existe

David Hume (XVIIIe siècle)

La connaissance, pour Hume, n’est accessible qu’à travers l’expérience sensible ou la réflexion, c’est-à-dire la perception d’états internes comme les émotions. Afin de fonder une idée du moi, une impression doit être constante. Or il n’y a pas d’impression invariable du moi : les émotions que nous ressentons (la peur, la joie, le dégoût…) ne sont jamais semblables et ne font que se succéder. Se tourner vers l’expérience sensible en se regardant dans un miroir n’est pas non plus une solution satisfaisante : notre image, comme nos impressions, est changeante. C’est une vaine tentative pour saisir le moi.

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