Six dates pour deux histoires parallèles

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Cet article est issu du numéro 17 de Philosophie magazine « 17 - mars 2008 », en kiosque le 28 février 2008. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Pour chaque fait historique, deux versions : cette chronologie est inspirée du manuel destiné aux écoliers palestiniens et israéliens Histoire de l’autre *, qui fait entendre le conflit des mémoires.

1947-1949 / Création de l’État d’Israël

Après le plan de partage de l’ONU (1947) et la création d’Israël (1948), guerre entre le jeune État et cinq pays arabes (Liban, Syrie, Jordanie, Égypte, Irak). Gaza sous contrôle égyptien, la Cisjordanie et la vieille ville de Jérusalem annexés par la Transjordanie. Début de l’exode et des camps de refugiés palestiniens.

Point de vue israélien

Après le plan de partage voté à l’ONU en 1947, l’année 1948 est celle de l’instauration d’un havre après deux mille ans de persécution et le génocide. C’est aussi la victoire de la « guerre d’indépendance » menée en réaction aux attaques palestiniennes. « Il était parfaitement évident que nous nous battions pour notre existence, pour celle des enfants nés ici. La conscience aigue que nous devions vaincre ou mourir a été une des expériences fondatrices de notre génération. » *

Point de vue palestinien

 La nakba, « la Catastrophe » : « La Palestine disparut de la carte politique. » 1948, c’est le début du processus de déracinement. La proclamation d’Israël est une expropriation, « un assassinat de la vérité et le fruit d’un complot mondial et arabe à l’encontre des Palestiniens ». Trahis par les États arabes qui ont signé l’armistice, les réfugiés sont parqués au Liban, en Jordanie et Syrie. Des 900 000 Palestiniens de 1948, il n’en reste que 160 000 en terre palestinienne.

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