Motifs cachés

Slasher à double tranchant

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Slasher à double tranchant

Illustration : © Oriane Safré-Proust/Valérie Oualid pour PM

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Cet article est issu du numéro 148 de Philosophie magazine, en kiosque le 25 mars 2021. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Sous-genre du cinéma d’horreur, le slasher désigne aussi un travailleur cumulant plusieurs activités, un phénomène de plus en plus répandu par temps précaire. Du sang, de la sueur et du burn-out ?

 

C’est en cherchant la référence d’un film de Wes Craven que j’ai appris un mot nouveau. Je cherchais la date de tournage des Griffes de la nuit, premier volet de la série culte des Freddy, où un personnage cauchemardesque attaque des adolescents avec des lames, longues comme des ongles de sorcière, fixées au bout de ses doigts. J’ai donc tapé « slasher » sur mon moteur de recherche, car, dans mon esprit, un slasher désigne ce genre particulier de film d’horreur où un tueur (souvent défiguré, brûlé, masqué) assassine des jeunes gens à l’arme blanche – le terme vient du verbe anglais to slash, « couper », « taillader », « déchirer ». Et là, j’ai eu la surprise d’atterrir sur des articles de société et des sites plutôt sympathiques dédiés à l’épanouissement professionnel.

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