Point de vue
Victor Davis Hanson : « John McCain est le seul qui ne cède pas au pacifisme, au retrait d’Irak »
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Cet article est issu du numéro 20 de Philosophie magazine « 20 - juin 2008 », en kiosque le 29 mai 2008. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
Jusqu’au 4 novembre, Philosophie magazine interroge, chaque mois, un philosophe américain sur les enjeux de la campagne pour l’élection présidentielle. Victor Davis Hanson, un des chefs de file des néoconservateurs, défend la suprématie du modèle américain.
La leçon des guerres
Les guerres en Afghanistan et en Irak étaient nécessaires : elles ont fait tomber de terribles régimes qui ont massacré des milliers de personnes et encouragé les terroristes après le 11 septembre 2001. Quelle leçon doit en tirer le futur Président ? Que patience et détermination sont indispensables aux démocraties pressées en butte à des ennemis en mesure d’attendre des décennies pour remporter la victoire. Contrairement au préjugé dominant en Europe, le monde aujourd’hui est plus sûr qu’en 2003 : la Libye n’a pas de programme nucléaire ; le docteur Khan a abandonné ses projets atomiques au Pakistan ; l’Iran a renoncé à ses principaux programmes d’armement. Il y a de l’espoir là où il n’y en avait pas, en Afghanistan et Irak ; Al-Qaeda a perdu 80 % de sa hiérarchie et a été répudiée auprès de ses circonscriptions originaires dans la province sunnite Al-Anbar en Irak ; Ben Laden et les attentats-suicides à la bombe sont moins populaires au Moyen-Orient qu’il y a cinq ans ; l’Iran fait face à des troubles intérieurs et à une alliance anti-iranienne régionale des États arabes.