Yves Simon. Le Voyageur retrouvé
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Cet article est issu du numéro 113 de Philosophie magazine « Y a-t-il encore une vérité ? », en kiosque le 28 septembre 2017. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
“Yves Simon est un de ceux dont l’œuvre aujourd’hui m’intéresse énormément, et sous toutes ses formes”, écrivait Michel Foucault en 1984. Trente-trois ans plus tard, cette œuvre reste source d’inspiration, comme le montre un double album “Génération(s) éperdue(s)” (Because Music), où, en plus d’un concert à L’Olympia sur le premier disque, de jeunes artistes ont repris dix-huit de ses tubes – “Amazoniaque” par Christine and The Queens, “Zelda” par Feu ! Chatterton ou “Une vie comme ça” par Lilly Wood & The Prick. Simultanément et sous le même titre paraissent les paroles de ses chansons chez Flammarion. Qu’est-ce qui résiste au temps ? La poésie.
La solitude, vous l’aimez comment ?
Avec des antennes. Quand vous êtes chanteur, il y a ceux qui vous écoutent et que vous ne connaissez pas. Vous sentez leur présence.
Qu’est-ce qui vous révolte le plus ?
L’incompréhension. Entre les hommes politiques et le peuple. Entre les êtres. Entre les philosophes.
L’un des meilleurs conseils qu’on vous ait donné ?
Rester soi-même, quoi qu’il arrive.
Une rencontre déterminante ?
Georges Brassens, à qui j’ai été très attaché. Et François Mitterrand, que j’ai rencontré une quinzaine de fois. L’Histoire racontée par un président devient très sensuelle.