Bac philo 2011

Corrigés du bac philo – filière générale : “L’homme est-il condamné à se faire des illusions sur lui-même ?”

Temps de lecture : 4 min

Cet article est réservé aux abonnés.

Introduction / problématisation

L’illusion est une fausse croyance, en générale spontanée. Elle se distingue de l'erreur en ce qu'elle ne se dissipe pas une fois dénoncée (par exemple, je continuerai à voir le soleil petit même si je sais qu'il est immense). Se faire des illusions, c'est s'imaginer à faux, se tromper. L'homme (pris ici au sens générique et non pas comme synonyme de masculin) peut se définir biologiquement comme un mammifère de l'ordre des primates caractérisé par un cerveau volumineux, la station verticale, des mains préhensiles, la faculté d'abstraire et la capacité de produire un langage articulé. Mais cette définition n'épuise pas ce qu'est l'homme dans la mesure où il transcende son instinct et acquiert une dimension historique, ignorée, semble-t-il par les autres animaux. Or c'est justement cette ouverture vers l'inconnu qui nous intéresse ici. Signifie-t-elle que l'homme ne peut se connaître ? Est-il voué à s'échapper à lui-même et à spéculer sans fin sur son être au risque de se survaloriser ? Faut-il le déplorer comme semble le suggérer le sujet en parlant de « condamnation ? Bref, l'homme est-il esclave d'une liberté qui l'oblige à s'inventer sans cesse ou bien a-t-il les moyens de devenir transparent à lui-même pour maîtriser son destin ?

Cet article est réservé aux abonnés