Hors-série "La puissance des femmes"

Antoinette Fouque, la gestation d’une autre pensée

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Cet article est issu du Hors-série n°N° 43 de Philosophie magazine « La Puissance des Femmes. Une autre histoire de la pensée », en kiosque le 17 octobre 2019. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Pionnière du Mouvement de libération des femmes, Antoinette Fouque s’est efforcée d’analyser la singularité du désir féminin. Théoricienne d’une « envie d’utérus » propre à l’homme jaloux de la puissance procréatrice, elle éleva la maternité au rang de sujet philosophique.

 

Antoinette Fouque naît en 1936 à Marseille. Après des études de lettres, elle épouse René Fouque et monte à Paris pour poursuivre sa formation. L’expérience de la maternité, en 1964, marque un tournant : elle prend conscience de l’irréductibilité de la différence des sexes (Il y a deux sexes sera le titre de son premier ouvrage, paru en 1989). Lors d’un séminaire de Barthes, en 1968, elle rencontre Monique Wittig. Elle côtoie Lacan, Derrida et Irigaray. Exerçant la psychanalyse à partir de 1971, elle met en place le groupe « Psychanalyse et politique » qui envisage la libération des femmes dans une perspective à la fois psychanalytique et révolutionnaire, articulant l’inconscient et l’histoire. La réunion du groupe avec d’autres courants donne naissance au Mouvement de libération des femmes, collectif non mixte.
 

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