Et si on parlait de parité ?
Capture d'écran du documentaire de la série Empreinte Antoinette Fouque: qu'est-ce qu'une femme? © France 5
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Cet article est issu du numéro 33 de Philosophie magazine « 33 - octobre 2009 », en kiosque le 24 septembre 2009. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
Entre hommes et femmes, l’égalité semble difficile à atteindre. Pour Antoinette Fouque, le paradigme de la parité, qui intègre la spécificité féminine, permet de sortir de cet écueil.
Le principe d’égalité entre hommes et femmes est-il suffisant ?
C’est un principe abstrait louable, car combattant les discriminations, mais il vise à la disparition du multiple, aliène la question de l’identité à celle de l’uniformité. Bref, il veut faire fonctionner chaque femme comme « un homme comme les autres ». Mais, à effacer le fait que les femmes font les enfants, à refuser la procréation comme production de richesse, il finit par produire de l’injustice. On le voit aujourd’hui avec le projet de réforme des retraites (1). L’égalité bute à tout moment sur le roc du réel qu’est la gestation, cette asymétrie qui fait que dans l’espèce humaine dont la compétence principale est le langage, comme le dit Lacan, il y a une compétence charnelle spécifique aux femmes. C’est pourquoi les inégalités perdurent, malgré les réformes égalitaires des quarante dernières années.