Au bord de l’abîme

Temps de lecture : 2 min

Au bord de l’abîme

Alphonse Mucha (1860-1939), Le Gouffre, vers 1898. Pastel sur papier marouflé sur toile, 129 x 100 cm Paris, musée d’Orsay, RF 37333 © RMN (Musée d’Orsay) / Hervé Lewandowski

Cet article est réservé aux abonnés.

Côme Fabre. Le titre de l’exposition, L’Ange du bizarre, est issu d’une nouvelle fantastique d’Edgar Poe. L’auteur y dénonce avec étrangeté une forme d’angélisme et d’innocence. Le contenu même de la nouvelle est burlesque. Ces traits de caractère appartiennent au romantisme noir qui mélange les genres : le tragique, le comique, le bouffon et le sublime, couronné par une quête des extrêmes. À l’échelle européenne, le romantisme noir n’est réductible ni à un style ni à une époque. Il s’agit d’un courant de pensée qui traverse la totalité du XIXe siècle et connaît des résurgences lors de périodes de doute profond, notamment à la fin du siècle, à l’époque symboliste, puis chez les surréalistes.

Cet article est réservé aux abonnés